7 choses à savoir sur les capitaines à la CTMA

Qui est capitaine pour la traversée de l’Atlantique du Madeleine II ?
Qui sera capitaine sur ce navire une fois aux Îles ?

Ce carnet de marin répondra à ces questions et vous en apprendra davantage sur ces hommes de mer.

1. Ils sont six capitaines. Tous des Madelinots pure laine 

Ce sont eux qui sont aux commandes des grands bateaux blancs (et bleu !) de la CTMA. Âgés entre 31 et 64 ans, ces capitaines d’expérience et de la relève ont tous la passion du métier. Menant à bon port les navires qui assurent des services essentiels à notre communauté insulaire, ils font notre fierté. Les voici : 

2. Des parcours différents, un même métier

Le parcours scolaire standard, c’est étudier à l’Institut maritime du Québec. Mais on peut aussi prendre un cheminement différent en jumelant ce qu’on appelle dans le jargon du «temps de mer» et la réussite d’une série d’examens. Dans les deux cas, on doit faire preuve de persévérance pour gravir les échelons afin d’obtenir son brevet et son poste de capitaine. 

Alors que certains ont mis le cap vers d’autres compagnies maritimes pour débuter leur carrière et sont revenus au bercail quelque temps plus tard, trois d’entre eux ont d’abord naviguer comme pêcheur avant de prendre la voie de la CTMA. 

3. Est-ce que les capitaines sont attitrés à un navire en particulier ? 

Ils ont chacun leur bateau d’attache, mais ils sont aussi capables de polyvalence afin de s’adapter aux besoins au fil des saisons. À la CTMA, comme les navires ont des caractéristiques similaires, c’est facilitant pour manœuvrer d’un bateau à l’autre.  

Ayant cumulé pas moins de 6 000 voyages entre Cap-aux-Meules et Souris au cours de ses 20 ans de carrière comme capitaine à bord du Madeleine, Valmont Arsenault poursuivra sa carrière en assurant cette liaison à bord du Madeleine II : « J’connais le chemin par cœur comme on pourrait dire ! » 

Habitué aux défis que comporte le transport de passagers, l’expérience du capitaine Bernard Langford durant ses 18 années aux commandes du service de croisières sera également mise à profit sur le nouveau traversier : « Mettre un nouveau bateau en service, c’est une belle motivation. Ce sera des nouveaux défis, mais on est habitués. J’ai vécu la mise en service du Vacancier et avec l’expérience accumulée, je serai heureux de pouvoir faire ma part des choses et contribuer. »

Quant aux quatre autres capitaines, ils se partageront la tâche pour assurer la liaison hivernale du traversier, la desserte maritime et lors de la reprise du service de croisières.  

4. Tous capitaines, mais avec des brevets différents 

Le brevet de capitaine à proximité du littoral permet de naviguer dans les eaux de l’Amérique du Nord, jusqu’à 200 milles des côtes. L’autre type de brevet est celui de capitaine au long cours, ce qui permet de naviguer en des eaux internationales, partout dans le monde. C’est le cas de trois d’entre eux, soit les capitaines Steeve Leblanc, Luc Leblanc et Jean-Rémi Leblanc. 

C’est ce qui explique pourquoi c’est le capitaine Steeve Leblanc qui sera aux commandes du Madeleine II pour la grande traversée de l’Atlantique : « On a fait l’expérience en allant chercher le Clipper Ranger en 2019, mais j’étais à bord pour représenter la CTMA comme capitaine. Là, avec le Madeleine II je traverse en étant capitaine. Mon brevet me permet d’aller chercher un bateau à l’international, et c’était un rêve depuis le début de ma carrière. »

5. Mise en service du Madeleine II : du travail d’équipe

L’arrivée d’un nouveau navire comporte son lot de défis. Le plan de mise en service du Madeleine II sera sous la responsabilité des deux capitaines senior de la CTMA, Valmont Arsenault et Bernard Langford. Mais il n’en demeure pas moins que tout le monde mettra l’épaule à la roue pour l’arrivée de ce nouveau traversier qui servira notre communauté. 

Pour Luc Leblanc, qui est du voyage pour la traversée de l’Atlantique exceptionnellement comme 2e officier :  « C’est une première pour moi de traverser l’Atlantique. J’ai vraiment hâte de vivre ça et c’est d’autant plus une fierté de le faire pour la CTMA, à bord d’un bateau qu’on ramène chez nous pour les Madelinots ! »

6. Mener le bateau à bon port : un rôle de grande responsabilité au quotidien

Pour assurer la sécurité des passagers, de l’équipage et du navire, il faut savoir s’adapter constamment et jouer avec la météo. Avoir l’étoffe d’un capitaine, c’est à la fois faire preuve de rigueur, de calme et d’un grand sens du leadership. Fort de son expérience comme pêcheur propriétaire, le capitaine Sylvain Poirier était prêt à faire le saut : « En plus d’une meilleure sécurité d’emploi avec la CTMA, j’étais intéressé à découvrir le monde de la navigation des gros bateaux. On relève toujours des nouveaux défis, il faut jouer avec les éléments pour faire le meilleur dans tout ça. » Le secret ? « Être capable de ne pas partir en panique, mais rester les pieds sur terre pour prendre les bonnes décisions, » exprime le capitaine Poirier. 

7. Avancer à la CTMA

Avant d’être capitaine, on est officier. Mais on peut viser plus haut. À la CTMA, on ouvre la voie à la relève. À 31 ans, Jean-Rémi Leblanc en est la preuve vivante. En décembre 2018 lors d’une entrevue, le jeune homme disait aspirer à suivre les traces de son frère, le capitaine Luc Leblanc. Moins de trois ans plus tard, il le devient : « En allant à l’école, c’était le but ultime de devenir capitaine. Depuis mon arrivée ici comme capitaine, je suis sur le Voyageur II et j’adore ça. Quand on a des défis, des pépins, on fait avec et on apprend. On a l’aide de l’équipage et on se fait de l’expérience. Et quand tout va bien, être capitaine c’est la plus belle job au monde, » conclut le plus jeune capitaine Leblanc. 

 

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