Mamadou Diallo, le huileur ambitieux

Âgé de 28 ans, Mamadou Diallo a choisi la CTMA il y a presque deux ans. Résident de Montréal, c’est lors d’un salon de l’emploi où la coopérative madelinienne était présente qu’il a eu son premier contact avec son futur employeur.

« Je travaillais avant à Montréal. Je suis allé postuler à un événement de recrutement, à un salon d’emploi. J’avais postulé à pas mal d’entreprises, mais c’est CTMA qui m’a captivé le plus. Je voulais vraiment découvrir ce que c’était un bateau, parce que je n’avais jamais travaillé sur un bateau avant », raconte Mamadou, le sourire dans la voix.

Originaire de la Guinée, Mamadou est arrivé au Canada le 11 décembre 2023. Un projet qu’il convoitait depuis longtemps, afin d’obtenir des opportunités de travail qui n’étaient pas possibles chez lui. C’est chez CTMA qu’il a donc trouvé chaussure à son pied. « Je voulais vraiment choisir un pays pour avoir certaines opportunités, et c’est le Canada qui me captivait. Je voulais venir en Amérique, particulièrement le Canada. Les différences culturelles entre le Québec et le reste du pays, la seule province où je pouvais parler facilement le français. Je voulais bien m’intégrer, parce que je parle uniquement le français », explique le huileur.

Lorsque la coopérative madelinienne l’appelle pour une entrevue, c’est la première fois que le nouvel arrivant apprend l’existence des Îles de la Madeleine! Un coup de cœur pour Mamadou, qui était encore plus attiré à travailler pour la CTMA et découvrir l’archipel. « Quand je suis arrivé aux Îles, en novembre, à 22 h, il faisait nuit et il n’y avait personne, se rappelle-t-il. Quelqu’un de la CTMA est venu me chercher et m’a fait visiter tout le bateau. J’étais vraiment impressionné. Et dès le lendemain, je commençais le travail. »

Fort de ses expériences comme technicien et responsable d’un convoyeur dans le domaine alimentaire, puis comme employé chez NAPA Pièces d’auto, c’était pour lui une suite logique que de continuer son parcours au sein de la compagnie maritime. Il avait toutefois des doutes au départ, par la distance entre les Îles et sa famille à Montréal. Ses doutes se sont rapidement transformés en convictions. « J’étais un peu réticent, parce que je me disais que c’était trop loin, que je n’avais pas de famille, que peut-être je ne serais pas content là-bas. Mais j’ai quand même décidé de tenter ma chance », poursuit le nouvel arrivant.

Un pari qui a été payant, puisque la CTMA est immédiatement devenue une famille généreuse et accueillante pour Mamadou Diallo. Questionné quant à savoir ce qu’il aime le plus de son travail, il répond sans hésiter ses collègues, qui l’ont décrit comme quelqu’un de vaillant et agréable, qui dit toujours oui et qui n’a peur de rien! « Mes collègues, s’exclame-t-il ! Ils sont tous fun. J’adore travailler avec eux, je rentre à la maison et je m’ennuie du bateau. »

De l’ambition à revendre
Embauché au départ pour s’occuper de l’entretien ménager du Madeleine II, Mamadou est, après seulement cinq mois d’emploi, devenu huileur ! C’est de son propre chef qu’il s’est informé auprès de l’équipage des opportunités d’avancement vers des postes plus techniques.

« Il y avait un poste vacant comme huileur et aide-mécanicien. On m’en a parlé et j’étais vraiment intéressé. J’en ai parlé au chef mécanicien et au capitaine, et ils m’ont donné la chance de commencer pour deux semaines pour essayer. J’ai essayé, et ça a marché! Je suis là depuis un an et demi », rapporte-t-il avec fierté.

Son métier actuel, Mamadou a eu la chance de l’apprendre sur le terrain, avec ses collègues de la CTMA. Malgré ses intérêts et ses précédents emplois connexes dans le domaine, c’était la première fois qu’il touchait à de la mécanique, et surtout, de la mécanique de bateau! « J’ai tout appris ici, ça continue, et j’aime vraiment ça », confie le huileur.

Typiquement sur des horaires de trois semaines de travail pour trois semaines de vacances, ce ratio augmente à 10 semaines de travail en saison estivale. Concrètement, Mamadou est attitré au quart de travail de 4 h à 8 h le matin : il descend dans la salle des machines, et est entre autres responsable de préparer les moteurs, les génératrices, et de vérifier les niveaux de l’huile. Il fait ensuite son rapport au mécanicien, et le bateau décolle! « Après, tu continues ton travail. Tu peux faire de la peinture, des round pour s’assurer qu’il n’y ait pas de fuites d’huile… C’est moi les yeux et les oreilles du mécanicien dans la salle des machines », détaille le fidèle employé, qui est amené à travailler sur le Madeleine II comme sur le Voyageur II.

Bien que très heureux dans son poste actuel, Mamadou voit grand : il aimerait continuer de gravir les échelons, lorsqu’il aura accompli ses heures de temps en mer, pour réussir les examens d’officier et peut-être même d’ingénieur mécanique!

Curieux de nature, Mamadou aime apprendre tout ce qu’il peut, toutes les nouvelles tâches que ses collègues prennent le temps de lui montrer. Il adore d’ailleurs jongler entre les deux bateaux, bien que les tâches s’y ressemblent. Tous les défis qu’il peut rencontrer deviennent des opportunités d’apprentissage incroyables. « S’il y a quelque chose de mécanique à faire, j’aime vraiment l’apprendre. J’ai aussi appris à faire de la peinture et de la soudure, et j’adore ça. Parfois, t’es en train de faire quelque chose et il y a une alarme, et tu dois t’en occuper! Tu es loin, et tu dois courir pour arriver dans la salle des machines. Tout peut toujours t’arriver », renchérit celui qui aime être occupé et au cœur de l’action.

Dans ses temps libres, Mamadou profite de la vie culturelle de Montréal, où il réside, et aime s’entraîner au gym. Il passe aussi du temps avec sa tante et son neveu. Quand il en a l’occasion, il adore sortir au restaurant et au cinéma entre amis. Qu’il soit en ville ou aux Îles, prenez le temps de rencontrer cet homme au parcours inspirant, pour qui la CTMA a été un moteur de changement!

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